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01-12-2009

Entretien avec le Dr Eugene Roberts par David Jay Brown

Dr Eugène RobertsEugene Roberts, PhD, a été pendant plus d'un demi-siècle une personnalité de premier plan de la neurochimie. Aujourd'hui éminent scientifique du City of Hope, en Californie aux États-Unis, il s'est vu décerner son doctorat en biochimie en 1943. Dans l'intervalle, il a travaillé sur le projet Manhattan, déterminant les niveaux sans danger d'exposition à la poussière d'uranium, a effectué des recherches sur le cancer à l'université Washington à St. Louis où il a découvert le neurotransmetteur acide gamma-butyrique (le GABA) et, en 1954, il a fondé le département de biochimie et la division des neurosciences au City of Hope.
Au cours de la majeure partie des deux dernières décénies, il a étudié le métabolisme stéroïdien et a été l'instrument d'un regain d'intérêt pour la DHEA et la prégnénolone comme potentiels agents thérapeutiques. Il reste toujours un chercheur et un théoricien actifs, membre de l'Académie nationale des sciences, toujours en train d'essayer d'escalader « un Everest de la science », comme le cancer ou la schizophrénie.
Je me suis entretenu avec le Dr Roberts de ses dernières recherches sur la biochimie de la prégnénolone et ses effets thérapeutiques. J'ai été impressionné par la vivacité de son esprit qui bondit avec aisance d'une idée à une autre et de l'étendue de ses connaissances. C'est aussi un être chaleureux et fin, avec une grande créativité, qui semble réellement s'amuser dans la vie.


David Jay Brown : Qu'est-ce qui a éveillé votre intérêt pour la prégnénolone ?

PrégnenoloneDr Eugene Roberts : Au départ, je me suis intéressé à la DHEA et au sulfate de DHEA parce que l'on avait montré que ces stéroïdes diminuent régulièrement avec l'âge, chez l'homme comme chez la femme, après avoir culminé entre vingt et trente ans. Près de 30 % de la DHEA et du sulfate de DHEA dans le sang des hommes proviennent des testicules, le reste venant essentiellement des glandes surrénales. Chez les femmes, la DHEA et le sulfate de DHEA viennent en grande partie des surrénales. Chez les deux sexes, de petites contributions aux niveaux sanguins de ces substances peuvent être faites par d'autres tissus.
Par la suite, je me suis intéressé à la prégnénolone, une substance à partir de laquelle toutes les autres substances stéroïdiennes sont formées. C'est de cette façon qu'elle est venue à piquer ma curiosité. J'ai regardé le début de l'histoire de la prégnénolone qui était très intéressante. C'est une honte qu'elle ait été abandonnée aussi rapidement comme traitement possible de la polyarthrite rhumatoïde, mais cela a probablement été fonction des effets sensationnels de la cortisone qui ont été découverts pratiquement à ce moment-là. Généralement, les premiers rapports cliniques indiquaient que la prégnénolone pourrait exercer des effets améliorants marqués sur différents symptômes de la polyarthrite rhumatoïde. Elle semblait également affecter des maladies auto-immunes, comme le lupus. Ces résultats étaient intéressants parce qu'ils indiquaient que la prégnénolone ou les substances qui se formaient à partir d'elle pourraient exercer des effets pléiotropiques.
Les travaux de Hoagland et de ses collègues concernant les effets de la prégnénolone sur la fatigabilité étaient encore plus intéressants, particulièrement parce que la fatigue précède souvent l'apparition des symptômes de la polyarthrite rhumatoïde. Des individus normaux montrent une diminution significative de leur fatigabilité lorsque, soumis au stress en travaillant, ils reçoivent une petite dose de prégnénolone par voie orale. Leurs performances sont également améliorées. Des individus travaillant dans des conditions relaxantes montrent peu d'effets.
Après l'administration de prégnénolone par voie orale, le sulfate de prégnénolone se forme rapidement dans les intestins et le foie, et entre dans la circulation sanguine. Ainsi, l'administration de prégnénolone par voie orale a pour résultat une élévation du sulfate de prégnénolone dans le sang.
PrégnenoloneDans de nombreux tests physiologiques chez l'animal, on a trouvé que le sulfate de prégnénolone a des effets stimulants sur les nerfs et qu'il stimule l'activité d'un neurotransmetteur connu, comme le glutamate. Si le sulfate de prégnénolone pénétrait dans la barrière hémato-encéphalique, il pourrait alors avoir un effet stimulant. La barrière hémato-encéphalique étant incomplète dans les régions de l'hypothalamus et de l'hypophyse, au minimum, on peut espérer qu'il pourrait avoir une action majeure sur la libération de différentes hormones, comme celles provenant de la thyroïde, des surrénales ou de l'hypophyse.
Il est possible qu'un effet d'alerte de l'ingestion de la prégnénolone se produise pour cette dernière raison. Cependant, les effets doivent être beaucoup plus compliqués puisque la prégnénolone, le sulfate de prégnénolone et d'autres substances qui en sont issues sont connues pour avoir des effets sur de nombreux sites, de la membrane à la transcription des gènes.

David Jay Brown : Sur quoi travaillez-vous actuellement ?

Dr Eugene Roberts : Deux grandes régions sont associées à la prégnénolone. L'une est associée à la mémoire. Des expériences réalisées avec James Flood ont donné des résultats étaient tout simplement amusants. Des souris entraînées de façon hebdomadaire ont appris à éviter un choc à la patte en allant dans le bon bras d'un labyrinthe. Immédiatement après l'entraînement, de petites quantités de sulfate de prégnénolone ont été injectées directement dans différentes régions du cerveau, de l'amygdale, du septum, des corps mammaires, de l'hippocampe ou du noyau caudé. La capacité des souris à réaliser leur tâche avec succès a été mesurée une semaine après. Lorsque le sulfate de prégnénolone était injecté dans l'amygdale, les souris avaient une rétention des réponses correctes significativement augmentée, alors que moins de 150 molécules de substances leur avaient été données. Avec ces résultats, le sulfate de prégnénolone semble apparaître comme le plus puissant stimulant de la mémoire jamais observé chez des animaux ; l'amygdale semble être la région du cerveau la plus sensible pour stimuler la mémoire par une substance.
Pour nous prouver à nous-mêmes que nous n'avions pas commis d'erreur, avons utilisé des dilutions séparées réalisées par un autre laboratoire et nous avons obtenu les mêmes résultats.
Maintenant, j'essaie de comprendre de quelle façon seulement 150 molécules peuvent avoir une telle influence. Cela semble être similaire à l'effet d'une phéromone, comme lorsque quelques molécules sexe-attractives d'une femelle de lépidoptère informent un mâle, qui est un mile plus loin, de l'endroit où elle est. Il existe un grand nombre de mécanismes possibles par lesquels une substance particulière peut signaler à une cellule de produire cette substance en quantités augmentées de façon importante.
Ainsi, quelques molécules de sulfate de prégnénolone libérées de façon endogène ou apportées de façon exogène pourraient inciter les cellules gliales du cerveau à produire des millions de molécules de substance et à les libérer dans l'environnement. La solution de ce problème pourrait nous donner un moyen de savoir comment augmenter considérablement les capacités de la mémoire avec peu ou pas d'administration de substances non naturelles.
Une seconde région actuellement de grand intérêt pour moi est reliée à l'atténuation des lésions de la moelle épinière. Des dizaines de milliers d'individus blessés dans le dernier tremblement de terre en Chine sont actuellement hospitalisés comme paraplégiques ou tétraplégiques. Il y a urgence à développer des moyens pratiques pour éviter cela en Californie, qui peut subir un tremblement de terre important à tout moment.
PrégnenoloneLloyd Guth et moi avons trouvé que la prégnénolone, lorsqu'elle est associée à un médicament anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS), l'indométhacine, et à un stimulant de la sécrétion des cytokines (lipopolysaccharide bactérien), pouvait atténuer les dommages sur la moelle épinière lorsque des rats sont traités immédiatement après la blessure. Les animaux témoins qui n'ont reçu qu'une solution saline ont montré une dégénération de la moelle épinière et des paralysies.
Le traitement combiné réduit les modifications histopathologiques, protège les tissus de lésions secondaires et augmente la restauration de la fonction motrice. En fait, sur les seize animaux traités, onze ont été capables de se tenir debout et de marcher 21 jours après la blessure ; quatre d'entre eux pratiquement normalement. Ce type d'effet n'a jamais été observé lors d'expériences dans lesquelles la prégnénolone ne faisait pas partie du traitement.
Il a par ailleurs été observé (communication personnelle non publiée) dans des expériences similaires que l'administration continue d'une solution de sulfate de prégnénolone seule via une mini-pompe donnait la meilleure protection jamais observée auparavant. Cette approche pourrait démontrer son application non seulement aux lésions de la moelle épinière mais aussi à celles du système nerveux en général et peut-être également à des lésions sur d'autres tissus.
Nous explorons maintenant les moyens de développer une préparation transdermique qui sera efficace, les individus avec des lésions de la moelle épinière ayant souvent des difficultés à avaler et, dans des conditions chaotiques post tremblement de terre, l'injection de solution ou de substances étant problématique. Notre objectif est l'amélioration d'une préparation de prégnénolone ou de sulfate de prégnénolone qui puisse être dispensée à partir d'un tube largement distribué dans les kits de premiers secours des tremblements de terre. N'importe qui devrait être capable d'appliquer une crème ou un gel sur la peau d'un individu blessé. Bien sûr, cette approche devrait être applicable aux blessures résultant d'accidents de toutes sortes. Parmi d'autres sujets d'intérêts, je suis complètement impliqué dans ces projets.


 
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ROBERT Eugène (Ph D)
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